La vision des couleurs

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La vision des couleurs

L’être humain est capable de percevoir environs 300 000 nuances différentes colorées.

La perception des couleurs est un processus complexe. L’œil transforme la lumière en sensation colorée grâce à la rétine.

La rétine est suffisamment mature vers 6 mois pour permettre la perception de toutes les couleurs. La première couleur perçue étant le rouge puis le vert et enfin le bleu.

 

Les bâtonnets sont surtout stimulés la nuit ou lors de faibles intensités lumineuses. Ils nous permettent de voir en noir, blanc et niveaux de gris mais ne permettent pas la vision colorée.

La rétine est équipée de bâtonnets en très grand nombre dans sa périphérie et de cônes en nombre plus restreints en son centre.

Les cônes sont les seuls à permettre la vision des couleurs.

Il en existe trois types : 

  • les cônes sensibles au bleu
  • les cônes sensibles au rouge
  • les cônes sensibles au vert

Une vision des couleurs normales implique que ces trois sortes de cônes fonctionnent parfaitement en simultané.

Si un seul ou plusieurs de ces cônes sont défaillants, alors la vision des couleurs sera perturbée, anormale ou même absente.

Il existe plusieurs types de vision des couleurs anormales.

Certaines sont présentes depuis la naissance : elles sont congénitales et d’autres sont acquises au cours de la vie.

L’anomalie congénitale de la vision de couleurs la plus connue est le daltonisme. Cette anomalie est découverte et décrite par John Dalton lui-même atteint en 1794.

Cette pathologie est généralement masculine, car portée sur le chromosome sexuel X. Chez les hommes en France, son incidence est de 8% environ contre 0.45% chez les femmes.

Il existe trois causes différentes, causées par une absence ou une anomalie du cône sensible au vert dans la rétine (les personnes touchées sont incapables de faire la différence entre le rouge et le vert) ; causées par une absence ou une anomalie au niveau des cônes sensibles au rouge, cette couleur devient alors indétectable pour la personne atteinte ; enfin, l’absence ou une anomalie au niveau du cône sensible pour le bleu fera que cette couleur sera également indétectable par le sujet atteint.

 

 

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Plus l’anomalie au niveau du cône est importante et plus la gêne du sujet touchée est grande. Le dépistage de cette vision des couleurs est primordiale avant les phases d’orientations scolaires ou professionnelles. En effet une vision des couleurs normales est parfois exigée pour certaines professions ou tâches.

Ce dépistage des anomalies de la vision de couleurs congénitales se réalise très précocement chez votre orthoptiste ou ophtalmologiste à l’aide de tests tels que celui-ci :

Ce test est un test d’Ishiara du nom de son inventeur Shinobu Ishiara. Il permet de déceler toutes les anomalies de la vision de couleurs congénitales.

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Certaines anomalies de la vision des couleurs arrivent plus tardivement au cours de la vie. Elles peuvent être dues à certaines pathologies oculaires, par exemple avec la cataracte ou encore le glaucome. Ces anomalies peuvent survenir suite à une pathologie générale, autre qu’oculaire, et/ou son traitement : parkinson, sclérose en plaques, diabète…

Les toxiques tels que le tabac ou l’alcool par exemple peuvent aussi provoquer un trouble de la vision des couleurs.

Ces anomalies acquises sont dépistées par d’autres tests chez votre orthoptiste ou ophtalmologiste.

Il existe entre autre pour cela le test du 15 HUE de Farnsworth.

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